Le blog de la ménagèreMénagères de tous les pays, unissez-vous ! | |  | mai | | | L | M | M | J | V | S | D | | 28 | 29 | 30 | 01 | 02 | 03 | 04 | | 05 | 06 | 07 | 08 | 09 | 10 | 11 | | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | 01 |

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| 13-05-2008 23:05:27La ménagère au FuturoscopeUne ménagère lectrice nous fait part de son expérience palpitante...
Je m’en vais vous narrer l’expérience intéressante que représente tout séjour dans un parc de loisirs « à thème » avec 3 enfants plus vraiment en bas âge mais pas franchement autonomes quand même.
L’idée de « migrer» avec ma petite famille vers ces oasis de loisir prédigéré s’est subrepticement imposée à moi quand je me suis rendue compte que j’avais droit à la réduction famille nombreuses (pour combien de temps encore…), quand j’en ai eu marre d’entendre mes copines me raconter à quel point leurs enfants s’étaient bien amusés chez « bip » disney ou avaient trouvé salvateur de « changer d’air », comme il était important de leur « ouvrir l ‘ esprit »…bref, de guerre lasse j’ai décidé de passer outre ma nature casanière et de céder à la pression ambiante en organisant un petit séjour de 2 jours à La Mecque des nouvelles technologies de l’image.
Pour ce faire, il m’a fallu conserver précieusement les coupons de réduction de la carte de fidélité de mon supermarché, surmonter la honte d’entrer dans des « hards-discounts » sans arborer le jogging et le cheveu gras d’usage, mais au bout de quelques semaines j’avais émargé de quoi nous offrir le sésame.
Partis tôt le matin ( le plus tôt possible eu égard aux délais incompressibles nécessaires à la préparation mentale et physique pour mettre 3 enfants dans une voiture…), nous arrivâmes vers midi en vue de la sortie 28 de l’autoroute A10. Alleluia, nous y étions.
Soyons honnêtes, l’arrivée s’est faite dans une atmosphère relativement enthousiaste, le genre d’atmosphère qui vous récompense d’avoir ressassé la composition des valises pendant 3 jours.
Définir un parcours s’est avéré une tâche assez difficile, mais finalement pas plus que pour le péquin qui n’a que sa peau à s’occuper…. là ou ces journées se sont avérées relativement éprouvantes, ç’a a été dans les files d’attente. Vous allez me dire que les files d’attente sont une corvée pour tout le monde…c’est sans compter sur le sadisme des organisateurs et l’inventivité de mes enfants. Quand vous vous approchez d’une attraction, le temps d’attente estimé défile sur un panneau lumineux (c’est le sadisme précité), que vous omettez de lire à vos enfants pour ne pas les effaroucher (ceux qui savent lire n’apprécient pas de le faire sans y être réellement obligés, en tout cas, les miens !) . Quand vous avez stoïquement enduré les 38 mn d’attente en rassérénant votre petit monde : « mais non chéri y’en a plus pour longtemps »et que votre petit dernier déclare benoitement qu’il a envie de faire pipi…et que vous lui répondez que non ça ne va pas être possible….autant vous dire que même si l’attraction est bluffante, ils ne se bousculent pas pour réitérer l’expérience (finalement les enfants ont plus de bon sens que nous! ).
Je vous passe les « entrattractions » où les enfants ont faim, soif, mal au ventre, aux pieds, envie de faire caca , sont fatigués (liste non exhaustive) mais pas tous en même temps. J’ai fait appel à toutes mes ressources de force intérieure.
Je crois que le summum de ce séjour a été la navrante tentative que nous avons faite pour assister au « spectacle nocturne » donné au parc à 22h (soit 1heure après que mes enfants soient habituellement couchés) bizarrement, nous n’avions pas l’impression qu’il serait difficile de les faire veiller, ce qui n’a pas été le cas jusqu'à 21h30, à cette heure nous avions squatté un étage des gradins destinés aux spectateurs. C’est également à cette heure qu’une petite pluie fine s’est mise à tomber, relayée 10 mn plus tard par une pluie plus pénétrante et vers 21h 55 par un déluge à peine déguisé. Et c’est là que votre fille cadette, les cheveux dégoulinants sous sa capuche et peinant à garder les yeux ouverts sous le grain vous dit : « Maman, moi je m’en fiche du spectacle, j’ai froid, je suis fatiguée et je veux dormir ». Là votre cœur de mère saigne et vous dérangez ½ rangée de gens prévoyants avec des parapluies pour vous transbahuter tant bien que mal jusqu'à votre spartiate chambre d’hôtel quintuple. Là, vous mettez le chauffage à fond et entassez par dessus les blousons d’hiver que bien sûr vous n’avez amené qu’en un seul exemplaire car « nous sommes en avril tout de même ».
Bien sûr, à peine rentrés à la maison, les enfants, oublieux de nos déboires, m’ont demandé « quand est-ce qu’on y retournait ? » question à laquelle j’ai répondu en en pensant chaque mot :
« lorsque tu auras les moyens de te payer ton billet d’entrée ».
Je jure que celle qui me fera culpabiliser d’être casanière n’est pas encore née. |